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Manger des produits bio locaux : pour une économie plus sociale et solidaire

Comme tout acte de production, au sein de notre société « occidentale » contemporaine, l’agriculture biologique se doit d’être rentable économiquement. Sa reproductibilité suppose qu’elle permette aux paysans de vivre de leur métier : cette viabilité est un volet indispensable de sa pérennité.

Nous parlons également « d’efficience économique ». En effet, la notion de « rentabilité » devrait dépasser la seule approche économique, pour être abordée sous un angle global : rentabilité économique, sociale, environnementale.
La production agricole biologique implique de privilégier des circuits de commercialisation courts, ancrés dans un territoire et évitant par là-même des déplacements et donc une pollution inutile. Les filières commerciales plus longues, qui existent également en agriculture biologique, s’efforcent d’être maîtrisées par les acteurs de l’agriculture biologique et d’obéir aux règles du commerce équitable. L’approche commerciale de l’agriculture biologique avait ainsi anticipé la notion actuelle « d’économie solidaire », dans laquelle elle s’inscrit parfaitement (FNAB, 2004).
Pour autant, elle n’est pas recherchée passivement.

L’Agriculture Biologique socialement équitable et gisement d’emplois

L’agriculture biologique emploie sur les fermes environ 30 % de main d’œuvre en plus que l’agriculture conventionnelle.

Renoncer aux produits phytosanitaires, implanter des engrais verts, désherber mécaniquement, limiter les antibiotiques imposent de passer plus de temps dans les champs et les étables. Les chefs d’exploitations travaillent donc davantage et emploient plus souvent des salariés.
Plus de 20% des exploitations biologiques ont recours à des salariés permanents. La proportion atteint même 36 % pour les cultures permanentes. Elle n’est que de 11% dans l’ensemble des exploitations traditionnelles.
De plus, on comptabilise en moyenne 2,8 salariés chez les employeurs de la filière biologique contre 2,3 dans les autres exploitations. Le travail saisonnier est également plus développé dans les exploitations biologiques.
De plus, le fait de travailler avec des produits bruts, de qualité, demandant une plus grande part de créativité, permet aux cuisiniers de renouer avec certains volets de leur formation initiale et de valoriser leurs compétences. Ce constat s’applique également aux intendants et gestionnaires qui peuvent, à travers l’introduction de produits biologiques dans les établissements, mettre en œuvre des politiques de développement durable.
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