[COMMUNIQUE GABIdF] Combien vont perdre les Bio d’Ile de France dans la prochaine PAC ?

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Dans le cadre des négociations PAC 2023, le ministère a fait des propositions très défavorables aux agriculteurs biologiques avec de lourdes conséquences financières pour la profession particulièrement en Ile de France. C’est pour certains, la survie de l’exploitation qui est en jeu. Le GAB Ile de France se mobilise avec le réseau FNAB pour inciter le gouvernement à revoir sa proposition et appelle le plus grand nombre à rejoindre une mobilisation nationale le 2 juin à Paris.

 

L’élaboration du Plan Stratégique National, déclinaison nationale de la PAC, est en cours. Le Ministère présentera ses arbitrages sur le 1er pilier et le 2nd pilier d’ici juillet 2021.

Les premières propositions faites par le Ministre Julien Denormandie révèlent des choix politiques qui ne sont pas en faveur de l’agriculture biologique. Concrètement : une perte de 170€/ha pour les agriculteurs en grandes cultures d’Ile de France et 610€/ha en cultures spécialisées, ce qui met directement en péril des fermes.

Le soutien du gouvernement à la production biologique s’aligne sur l’agriculture conventionnelle.

Un premier niveau de paiement à 55 euros par hectare et par an sera accessible à la quasi-totalité des agriculteurs avec très peu de contraintes environnementales. Avec la proposition du ministère, un agriculteur biologique toucherait 70€/ha (au lieu de 240€ en grandes cultures et 680€ en maraîchage), au même niveau que d’autres pratiques agricoles qui autorisent les pesticides et engrais azotés de synthèse.

Les propositions ministérielles doivent reconnaître les efforts fournis par tous les agriculteurs s’engageant dans des pratiques plus vertueuses et se traduire par des aides / ha nettement supérieures aux utilisateurs d’intrants de synthèse.  

Notre position : un réel Paiement pour le Service Environnemental rendu par les agriculteurs biologiques : 145€/ha avec une différence financière avec les autres systèmes certifiés et un cumul avec l’éco régime lié aux infrastructures agro-écologiques !  

Le mode de production bio est le seul modèle reconnu pour ses effets sur la biodiversité, sur l’amélioration de la qualité de l’eau, sur la santé humaine et sur la bien-traitance animale, c’est notre devoir de le défendre. Nous comptons sur vous pour manifester à Paris le 2 juin.

En attendant, nous vous invitons à diffuser largement ces informations à tous vos clients, élus locaux et coopératives pour se joindre à nous afin de faire entendre la voix de l’agriculture biologique.

Simulez votre perte : https://www.labiopourtous.org/

Contact : Mathilde Bezard, référente Aides et Réglementations - 06 37 63 64 32

Concrètement

L'écorégime (70 €/ha) viendra remplacer le paiement vert (80 €/ha) et l’aide au maintien 160 à 600 €/ha à l’agriculture biologique. Un différentiel de 170 €/ha pour les grandes cultures et 610 €/ha pour les cultures spécialisées.

Cet éco-régime serait composé de 3 portes d'entrée : chaque agriculteur-rice choisira par laquelle il souhaite entrer :

1. via un changement de pratiques : diversification des cultures, maintien de prairies permanentes non labourées, …
2. via les infrastructures agroécologiques (% d'IAE/SAU);
3. via la certification : comme la bio, mais également HVE, voire d'autres certifications.

Chacune de ces portes d'entrée bénéficie de 2 niveaux de paiement :

1. 1 niveau de base avec un montant unitaire de 55€/ha,
2. 1 niveau supérieur avec un montant unitaire de 70€/ha.

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