[COMMUNIQUE] «Manger Bio et Local, c’est bon pour le climat» - le programme francilien

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Du 20 au 29 septembre «Manger Bio et Local, c’est bon pour le climat»

Tandis que la forêt amazonienne brûle pour l’élevage du bétail et la culture intensive de soja, l’édition 2019 de la campagne nationale du réseau FNAB «Manger Bio et Local, c’est l’Idéal» souligne les impacts positifs de l’Agriculture Biologique et de la consommation bio locale dans la lutte contre l’effet de serre. Du 20 au 29 septembre, plus de 500 fermes ouvertes, marchés et fêtes paysannes, animations en magasins Bio, conférences, animations sur les marchés, cinés-débat, colloques, repas bio… sont proposés partout en France : l’occasion d’identifier les points de vente et d’échanger avec les producteurs et les productrices près de chez soi.

L’Agriculture Biologique est plus résiliente face aux changements climatiques qui affectent globalement la production agricole. Un stress climatique dans une région du monde fait flamber les prix des engrais azotés, des pesticides, du soja ou des blés. Plus autonome vis-à-vis des marchés internationaux, l’Agriculture Biologique est moins impactée par les fluctuations de prix.

Elle est aussi plus résiliente vis-à-vis des impacts climatiques : ses pratiques préservent davantage le sol (moindre labour, réduction d’intrants, absence d’engrais chimiques, couverture permanente) ; la mise en place de prairies et de systèmes agroforestiers permet de stocker le carbone, de préserver l’humidité, la biodiversité et de protéger les cultures et les élevages du vent ou de la chaleur ; le gain d’autonomie en matière d’alimentation des animaux, des pratiques innovantes, la mise en place de circuits de distribution de proximité efficaces…, tous ces leviers réunis font que l’Agriculture Biologique peut devenir très efficiente contre les changements climatiques.

24% de l’empreinte carbone des ménages vient de leur alimentation. Les produits animaux représentent 89% des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) des consommateurs conventionnels. Selon l’étude Bionutrinet*, la conversion en bio sans aménagement de l’assiette moyenne des français augmente les émissions de GES par assiette. «On améliore la note, si on augmente la part de végétal», explique Philippe Pointereau, Directeur du pôle Agro-environnement de Solagro et l’un des rapporteurs de l’étude.

Et c’est précisément ce qui se passe chez les consommateurs de bio : ils réduisent la part de viande de 50% par rapport à un consommateur conventionnel. En contrepartie, ils augmentent la part des fruits, des légumes, fruits secs, légumineuses, huiles végétales, des produits à base de soja, des produits non raffinés... Le consommateur bio mange également plus local, moins transformé, moins emballé…, autant de sources d’économies de GES. L’étude Bionutrinet ne dit pas s’ils sont meilleurs élèves en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire, autre levier essentiel en matière de lutte contre les changements climatiques. 

La campagne MBEL est une aubaine pour identifier les points de vente près de chez soi, pour rencontrer les producteurs et les productrices et les interroger sur leurs pratiques.

Relations presse : Fanny HEROS 07 86 51 87 33

* Bionutrinet : étude sur la durabilité des régimes alimentaires des consommateurs de bio lancée en 2014 auprès de près de 30 000 volontaires. Les résultats globaux du projet ont été publiés dans l’American Journal of Clinical Nutrition en janvier 2019. Ils ont donné lieu à la création par Solagro de la brochure «Le Revers de Notre Assiette» (juin 2019)

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