Jacques Frings, maraîcher (77)

Jacques Frings, maraîcher (91)

«C’est le maintien de cette continuité de la cohérence de la bio et de son développement dans le bon sens qui motive mon engagement au sein du GAB.» Jacques Frings, maraîcher aux Vergers de Cossigny (77) et administrateur du GAB IdF


Tu as été le premier Président du GAB, qu’est-ce qui a motivé la création de la structure et ton engagement en son sein ?


Je me suis installé en maraîchage parce que je souhaitais me diversifier pour valoriser un potentiel de circuit court émergent de plus en plus fort. A l’image d’autres GAB qui existaient ailleurs en France, l’isolement et le faible nombre de producteurs biologiques a fait émerger un besoin crucial de se regrouper pour parler d’une même voix, pour défendre nos positions en AB, harmoniser nos cahiers des charges – il y en avait 12 à l’époque -, chercher de la cohérence et obtenir des moyens pour faire du développement. Le besoin portait beaucoup sur la technique à cette époque-là, on manquait d’infos.

Aujourd’hui, c’est le maintien de cette continuité de la cohérence de la bio et de son développement dans le bon sens qui motive mon engagement au sein du GAB.

A ceux qui s'interrogent sur le fait de rejoindre le groupement, que dirais-tu ?

Le GAB à travers la FNAB défend une bio qui n’est pas galvaudée. C’est important de continuer à défendre nos cahiers des charges bio cohérents.

Sur l’aspect plus local, le travail du GAB, après le travail de production de références technico-économiques qui nous a bien occupé pendant les 15 premières années, porte notamment sur l’aménagement et le développement de filières bio qui intéressent tous les producteurs.
En plus des circuits courts auxquels nous recourons tous en Ile de France, le GAB propose des circuits plus longs, à ceux qui en ont la capacité, et du développement tout en restant sur des schémas économiques qui protègent les revenus des agriculteurs.

Propos recueillis par Fanny Héros

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