Sophie Besnard, éleveuse (94)

Sophie Besnard, éleveuse (94)

«J’espère qu’on va faire un bon travail d’équipe avec les éleveurs et le CA» Sophie Besnard, éleveuse de volailles chair et œufs bio à Mandres les Roses (94) s’est installée en 2015 dans le cadre d’un projet de reconversion professionnelle. En 2017, elle a rejoint le Conseil d’Administration du GABIdF.

 

Comment en es-tu venue à t’installer en élevage de volailles bio?

J’ai choisi de me reconvertir professionnellement après 30 ans chez Sanofi, j’avais envie de sortir de l’atmosphère un peu trop confinée des laboratoires. Le premier argument était que j’avais envie de changer de vie, d’activité et de travailler à l’extérieur. Je me suis tournée vers l’élevage par goût pour le monde animal.

Comme c’est une reconversion professionnelle, ma première démarche en 2013 a été de lire beaucoup d’articles sur internet et d’intégrer la formation « De l’idée au projet » proposée par le pôle Abiosol. On y arrive tous avec des idées plus ou moins formelles voire loufoques et petit à petit les différents domaines ( techniques, administratifs, gestion ) se concrêtisent. De l’idée au projet, m’a permis de rencontrer des porteurs de projets qui, comme moi, poursuivaient une idée ; la formation m’a ouvert toutes les portes d’institutions, d’associations, d’éleveurs. C’est une ouverture sur tous les domaines. C’est dans ce cadre-là que j’ai rencontré le GAB avec lequel j’ai suivi d’autres formations par la suite.

Quel accompagnement reçois-tu du GAB aujourd’hui ?

Le GAB, c’est une porte ouverte sur un réseau. Aujourd’hui, je suis beaucoup en relation avec Hugo (Guggenbuhl, chargé de mission filières) pour un projet d’abattoir collectif que nous avons avec d’autres éleveurs. Hugo répond aussi aux questions d’ordre sanitaire. J’ai rencontré Marie-Clémentine (Foussat, Responsable mission restauration collective) pour des infos au niveau des cuisines centrales. A chaque fois que j’ai un besoin, j’ai un retour. Le fait qu’il n’y ait pas un turn over trop important au niveau du GAB est un avantage. Pour l’instant, c’est à peu près stable pour les personnes que j’ai eu en contact, il y a un réel travail de suivi qui est fait.

Tu viens d’entrer au CA du GAB, qu’est-ce qui t’a motivée et quelles sont tes attentes ?

Il n’y a pas beaucoup de femmes agricultrices et pas non plus beaucoup de femmes au CA du GAB. Blagounette de la parité mise à part, je trouvais intéressant que l’activité élevage de poules de chair et poules pondeuses soit plus représentée.

La gageure pour moi va être de me rendre disponible pour les réunions. Je suis encore en démarrage et en pleine installation de ma ferme, les journées sont courtes. J’espère qu’on va faire un bon travail d’équipe avec les éleveurs et le CA.

Propos recueillis par Fanny Héros

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