Gestion de l’eau potable : prévenir est moins couteux que guérir ! 

Les fermetures de captage se poursuivent. Les tensions sur la quantité et qualité de l’eau pour les collectivités sont bien réelles. Ce n’est pas l’été que nous venons de traverser qui dira le contraire. Le sujet de la préservation de la ressource en eau est on ne peut plus crucial. 

Le 28 août, l’Agence de l’Eau Seine Normandie a présenté en webconférence, les résultats d’une étude économique menée avec l’IREEDD, comparant les coûts de la prévention des pollutions diffuses d’origine agricole aux coûts de traitement a posteriori de ces pollutions. Un événement ouvert à tous les membres du comité du bassin Seine Normandie et aux collectivités. 

Déjà conduite en 2011, l’étude publiée cette année repose sur l’analyse économique des stratégies préventives et curatives de gestion des nitrates et des pesticides de 21 Aires d’Alimentation de Captage représentatives. Et figurez-vous que ce qui était vrai en 2011, l’est encore plus en 2026 ! 

Parmi les conclusions : 

  • Du point de vue de l’usager de l’eau potable, la stratégie curative est plus onéreuse que la stratégie préventive sur l’ensemble des AAC considérées. 
  • Le coût total du curatif est 3 fois plus élevé que le préventif.
  • Cet écart se creuse si l’on raisonne en reste à charge supporté par la collectivité : le curatif est alors 13 fois plus cher. 

Les rapporteurs relèvent que l’approche par les coûts ne valorise pas les autres bénéfices d’une stratégie préventive : 
  • pour la santé des agriculteurs et des populations (réduction de l’exposition aux pesticides)
  • pour la préservation des milieux naturels, des sols, de la biodiversité. 
  • Le tout préventif évite également les surcoûts liés à l’interconnexion et aux abandons de captages, ou aux investissements d’équipement à consentir lors de modification des normes. 
  • Il consomme également moins d’eau. 

Notons aussi que dans la structure de coût du scénario « tout préventif » (voir l'illustration), les aides aux agriculteurs, qu’elles soient directes (MAEC, PSE...) ou indirectes (via le financement de l’animation agricole pour encourager les changements de pratiques sur les Aires d'Alimentation de Captage), représentent 80% du coût. 

Enfin, la balance pèse toujours en faveur du « tout préventif » en cas d’inflation forte et/ou d’une hypothèse du réhaussement des aides pour les agriculteurs, jusqu’à 350 euros/ha. 

S’il fallait des preuves que les pratiques de l'Agriculture Biologique vont dans le bon sens, en voici quelques-unes. 

L’étude complète est à retrouver ici 


Contact

  • Fanny HEROS

    Responsable Communication
    f.heros@bioiledefrance.fr
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